Quand la vue influence la participation et l'engagement
Personne vivant avec un trouble neurocognitif participant à une activité de stimulation cognitive.
Votre proche atteint de la maladie d'Alzheimer ou d'un autre trouble neurocognitif participe moins aux activités qu'avant? Avant de conclure à une progression de la maladie, il peut être utile de s'intéresser à un facteur souvent oublié : la vision.
Vous remarquez parfois que votre proche semble moins engagé dans les conversations, refuse davantage les activités ou se retire progressivement de certaines situations sociales.
Ces changements peuvent être liés à l'évolution du trouble neurocognitif. Toutefois, une baisse de vision peut également avoir un impact important sur la participation, la stimulation cognitive et la qualité de vie.
La vision joue un rôle important dans la participation aux activités
Pour participer à une activité, le cerveau utilise constamment les informations transmises par les yeux.
Reconnaître un visage, observer une image, lire quelques mots, manipuler des objets ou suivre une conversation nécessitent tous une bonne perception visuelle.
Lorsqu'une personne voit moins bien, son cerveau doit fournir davantage d'efforts pour interpréter ce qui l'entoure.
Chez les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif, cette charge supplémentaire peut rendre certaines activités plus difficiles ou moins agréables.
Résultat : la personne participe moins, semble moins intéressée ou abandonne plus rapidement certaines activités.
Quand la vision peut ressembler à une aggravation du trouble cognitif
Une diminution de la vision peut parfois accentuer certains comportements observés chez les personnes vivant avec un trouble neurocognitif :
reconnaître moins facilement les proches;
éviter les activités de groupe;
paraître plus confuse dans un nouvel environnement;
se montrer plus anxieuse;
avoir davantage besoin de repères;
abandonner la lecture ou les activités visuelles;
se retirer des échanges sociaux.
Ces manifestations ne sont pas nécessairement causées par la vision, mais celle-ci peut contribuer à les amplifier.
Pourquoi certaines activités deviennent plus difficiles
Il arrive qu'un proche refuse une activité qu'il appréciait auparavant.
On pense alors naturellement que la maladie progresse.
Pourtant, la personne peut simplement éprouver des difficultés à voir les éléments nécessaires pour participer pleinement :
images peu contrastées;
petits caractères;
faible éclairage;
difficulté à distinguer les objets;
difficulté à reconnaître les expressions faciales.
Lorsqu'une activité devient trop exigeante ou crée un sentiment d'échec, il est normal que la personne préfère l'éviter.
Activité adaptée pour une personne vivant avec la maladie d'Alzheimer.
Concevoir des activités en tenant compte de la vision
Aux Éditions Chachacha, nous savons que la participation à une activité ne dépend pas uniquement des capacités cognitives.
La vision joue également un rôle important.
C'est pourquoi le développement de nos livres adaptés, de nos recueils d'activités et de nos coffrets s'appuie notamment sur les recommandations d'optométristes spécialisées auprès des aînés.
Le choix des images, des contrastes, des couleurs, de la taille des caractères et de la présentation visuelle est réfléchi afin de faciliter la participation et de réduire les obstacles pouvant être causés par certaines difficultés visuelles.
Par exemple, nous privilégions des images claires et réalistes, des caractères faciles à lire, des contrastes suffisants et une mise en page épurée qui permet de mieux diriger l'attention vers l'information importante.
Notre objectif est simple : permettre aux personnes vivant avec un trouble neurocognitif de demeurer engagées dans l'activité le plus longtemps possible et de vivre une expérience positive, valorisante et adaptée à leurs capacités.
Parce qu'une activité est beaucoup plus agréable lorsqu'on peut voir clairement ce qui nous est présenté.
Avant de conclure à une progression de la maladie
Lorsqu'une personne atteinte d'Alzheimer semble moins engagée qu'avant, il est important d'adopter une vision globale de la situation.
Une prescription devenue inadéquate, une cataracte, des lunettes mal ajustées ou une autre difficulté visuelle peuvent parfois expliquer une partie des changements observés.
Une évaluation visuelle adaptée peut aider à mieux comprendre les difficultés rencontrées et à identifier des solutions concrètes.
Une approche adaptée aux personnes vivant avec un trouble neurocognitif
On suppose souvent qu'un examen de la vue est le même pour tout le monde.
Or, lorsqu'une personne présente des difficultés cognitives, de communication ou d'attention, certaines adaptations peuvent faire toute la différence.
L'optométrie gériatrique tient compte de cette réalité.
Le rythme de l'examen est ajusté, les méthodes d'évaluation sont adaptées et l'observation clinique prend une place importante. L'objectif est d'obtenir une évaluation fiable tout en offrant une expérience rassurante et respectueuse des capacités de la personne.
Cette approche permet souvent de mieux comprendre les besoins visuels des aînés vivant avec un trouble neurocognitif et de proposer des solutions adaptées à leur réalité.
Examen de la vue adapté pour une personne vivant avec un trouble neurocognitif.
Une clinique spécialisée à Mirabel
Pour les familles, la clinique Raymond et Côté offre des examens visuels adaptés aux personnes aînées vivant avec des troubles cognitifs.
L'équipe tient compte des défis liés à la communication, à l'attention et à la compréhension afin de proposer une expérience rassurante et adaptée aux besoins de chaque personne, sans frais supplémentaires par rapport à un examen régulier.
Favoriser la participation passe parfois par la vision
Lorsqu'une personne participe moins aux activités, semble moins engagée ou refuse davantage les occasions de socialiser, il est normal de penser d'abord à l'évolution de son trouble neurocognitif.
Mais avant de tirer des conclusions, il peut être utile de se poser une autre question :
Et si la vision faisait aussi partie de l'équation?
Voir plus clairement son environnement peut contribuer à mieux comprendre les consignes, reconnaître les visages, participer aux activités et profiter davantage des moments partagés.
Chez les Éditions Chachacha, nous croyons qu'une activité adaptée tient compte de l'ensemble de la personne : ses capacités cognitives, ses intérêts, son vécu... mais aussi sa façon de voir et d'interagir avec le monde qui l'entoure.
Parce que parfois, mieux voir peut aussi aider à mieux participer.
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